mardi 7 mai 2013

#vitrolles Un préavis pourrait être déposé par l'intersyndicale pour la fin de semaine Vers une menace de grève aux Bus de l'Étang


Les Bus de l'Étang resteront-ils au dépôt les jours prochains ? C'est en tout cas la menace que fait planer une intersyndicale formée par FO (organisation majoritaire), la Fédération nationale des chauffeurs routiers (FNCR), la CGT et la CFDT, en annonçant le dépôt d'un préavis de grève pour ces jours-ci. Si arrêt de travail il y a, les huit communes de la rive Est de l'étang de Berre — Berre, Saint-Chamas, Rognac, Vitrolles, Les Pennes-Mirabeau, Saint-Victoret, Gignac et Marignane — se retrouveraient sans transport public et sans transport scolaire.Si arrêt de travail il y a, les huit communes de la rive Est de l'étang de Berre se retrouveraient sans transport public et ni scolaire.
Le 31 décembre 2012, le contrat de délégation de service public liant les Bus de l'étang au syndicat mixte intercommunal des transports de l'Est de l'étang de Berre est arrivé à expiration. Courant 2012, un appel d'offres a été lancé par le Smiteeb et la DSP a été attribuée le 1er janvier 2013 pour une durée de 8 ans à une nouvelle société baptisée Les Autobus de l'étang mais qui conserve son nom commercial celui que tous les usagers connaissent, des Bus de l'étang.
Par ailleurs, au cours de ces derniers mois, la société a changé d'actionnaire. Après avoir pendant 20 ans appartenu à la société Véolia Transport, puis en 2011 et 2012, à Véolia Transdev, depuis le 1er janvier 2013, la société porte le seul nom de Transdev, mais ses bus sont peints en rouge, couleur emblématique de Véolia.
"Que les salariés paient
les pots cassés !"
"Transdev vient d'emporter le contrat de délégation de service public du Smiteeb pour une durée de 8 ans, rappelle Laurent Casanova, délégué syndical Force Ouvrière et porte-parole de l'intersyndicale. Il a emporté le marché en écrasant les prix. Nous ne voulons pas que les salariés en paient les pots cassés".
D'où les revendications exprimées par les syndicats lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui se sont ouvertes en janvier : l'alignement de leurs salaires sur les grilles de la convention collective nationale, la transformation de la prime de fin d'année en treizième mois, et la création d'une "prime de caisse" pour prendre en compte les encaissements effectués par les chauffeurs et le dépôt des caisses d'argent liquide dans les coffres-forts.
"Mais les NAO se sont terminées sur un échec. Nous avons lancé le 24 avril la procédure de l'alarme sociale qui oblige les partenaires sociaux à dialoguer pendant huit jours ouvrables, poursuit le délégué FO, mais là encore nous ne sommes arrivés à rien. Dès la fin de l'alarme sociale nous allons, en intersyndicale, déposer un préavis de grève". Le porte-parole de l'intersyndicale dit pouvoir compter "sur la participation de plus de 50 % du personnel, chauffeurs, contrôleurs et administratifs", aussi bien aux Autobus de l'Étang qu'à sa filiale sous-traitante, l'autocariste Sabardu.
Delphine Rudulier, directrice du Smiteeb, et Carole Paumier, directrice des Bus de l'étang, font observer qu'à leur connaissance il n'existe pas de préavis de grève puisque l'alarme sociale n'est pas terminée. À Arles, la société Envia, filiale de Transdev, est en grève depuis le 29 avril.

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