Selon l'Umih, une chambre d'hôtes est limitée à 5 chambres, ne peut accueillir que 15 personnes maximum, et doit être située chez l'habitant et non dans une annexe.
Selon l'Umih, une chambre d'hôtes est limitée à 5 chambres, ne peut accueillir que 15 personnes maximum, et doit être située chez l'habitant et non dans une annexe. (ALAIN LE BOT / PHOTONONSTOP / AFP)
"Nous poussons un cri d'alarme." L'Umih, principale organisation patronale de l'hôtellerie, a annoncé jeudi 2 mai avoir assigné une cinquantaine de chambres d'hôtes qu'elle estime illégales dans dix départements en France (Ardèche, Ariège, Dordogne, Bouches du Rhône, Gers, Cher, Gironde, Morbihan, Pas-de-Calais et Pyrénées Orientales). Elle a lancé le même jour une campagne d'actions contre cette"concurrence déloyale".
Selon Roland Héguy, président de l'Umih, "le commerce illégal dans ce domaine se développe de manière vertigineuse en cette période de crise. (...) Il y a un vrai découragement, notamment en zone rurale", a-t-il insisté, précisant que le but était de"sensibiliser les pouvoirs publics et l'opinion publique""Une chambre d'hôtes est limitée à 5 chambres, ne peut accueillir que 15 personnes maximum, doit être située chez l'habitant et non dans une annexe, doit être déclarée en mairie et enregistrée auprès du registre du commerce et des sociétés", a pour sa part rappelé Hervé Becam, vice-président de l'Umih.
L'organisation estime qu'il existe entre 100 000 et 150 000 chambres d'hôtes illégales en France. La ministre chargée du Commerce, Sylvia Pinel, a reçu jeudi une délégation de l'Umih à laquelle elle a assuré que "le problème est identifié et le gouvernement a mis en place un groupe de travail sur l'hôtellerie à la fin de l'année dernière". Les dernières réunions de ce groupe se tiendront au mois de mai, les conclusions de ces travaux seront rendues publiques début juin.