dimanche 5 mai 2013

Un voilier français et ses trois occupants ont disparu au milieu de l'Atlantique

Il a disparu le 24 avril. Les recherches sont pour l'instant restées vaines.

 

Au PC de crise pour le voilier Grain de soleil, à Locmiquélic (Morbihan), le 1er mai.

L'Atlantique a-t-il englouti le Grain de soleil et ses trois occupants ? Depuis le 24 avril, les secours fouillent le désert bleu dans l'espoir de retrouver les marins. Mais, pour l'instant, les recherches sont restées vaines.
Le 24 avril, les conditions météo sont très mauvaises. Selon Voiles et voiliers, des creux de dix mètres déferlent au sud-ouest des Açores où le voilier, un Sélection de 37 pieds (un peu plus de 11 mètres) taillé pour la régate, a la malchance de se trouver au retour des Antilles. A bord, Guillaume Moussette, un Lorientais de 25 ans et ses deux équipiers, Etienne Esteuille et Franck Cousin, déclenchent leur balise de détresse.
Elle émettra jusqu'au 27 avril. Depuis, plus rien. Les recherches coordonnées par les Portugais ont pris fin depuis le 27 avril, mais jeudi le chef d'Etat-Major de la Marine avait ordonné "une ultime mission de recherche des naufragés" et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 basé à Lann Bihoué (Morbihan) a quadrillé une zone de recherches dans le sud-ouest des Açores, sans résultat. "Les marins n'ont observé que quelques débris de pêche sans lien avec le Grain de Soleil", selon un officier de communication de la préfecture maritime de l'Atlantique. L'avion n'a pas volé samedi, mais la Marine nationale pourrait lancer un nouveau survol dimanche.

Des navires quadrillent la zone

"Les recherches aériennes sont très éprouvantes pour les équipages", a expliqué cet officier. "La zone se trouve à trois heures de vol des Açores, l'avion vole à 30 mètres au-dessus de l'eau, avec 3 hommes dans des bulles qui scrutent la mer". Une zone aussi vaste que la Bretagne.
A terre, à Locmquélic (Morbihan), des proches des trois marins du Grain de Soleil ont mis en place un PC de crise. Ils sont en contact avec 7 bateaux, navire de commerces ou plaisanciers, qui ont quadrillé des zones de recherche, mais ils ne trouvent rien non plus. Une page Facebook a aussi été ouverte. En désespoir de cause, cinq marins envoyés par cette cellule de crise sont arrivés aux Açores jeudi avec l'intention d'affréter des bateaux pour se rendre sur zone.

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