dimanche 5 mai 2013

Montebourg juge son action a PSA, Saint-Nazaire et Florange

Le quotidien "Le Monde" a mis le ministre du Redressement Productif face aux représentants syndicaux de Florange, PSA et des chantiers navals de Saint-Nazaire.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 30 novembre 2012, à Paris, avec des employés d'ArcellorMittal.

"Notre travail est de prendre les dossiers un par un, sans abandonner une seule de nos entreprises." Face aux syndicats, le ministre du Redressement Productif a assuré que "le gouvernement ne se couche pas" face aux plans sociaux qui menacent les emplois de dizaine de millier de Français.
Le quotidien Le Monde (lien pour abonnés), qui a rassemblé autour de la table jeudi, Arnaud Montebourg et trois syndicalistes de PSA Aulnay, d'ArcelorMittal à Florange et des chantiers navals de Saint-Nazaire, publie le contenu de cet échange, samedi 4 mai. 
Francetv info revient sur les déclarations du ministres au sujet de ces dossiers brûlants :

A PSA Aulnay : "nous n'avons pas déserté"

Interrogé sur le plan social qui instaure 8 000 suppressions de postes, Arnaud Montebourg a mis en cause les comportements "pas acceptables" de "certains actionnaires de Peugeot [qui] distribuaient des dividendes et rachetaient des actions tout en préparant et en dissimulant un plan social."
Il s'est alors félicité d'avoir obtenu de PSA "le blocage des dividendes et des rachats d'actions, l'implication de l'Etat dans les décisions stratégiques, la garantie que personne à Aulnay ne se retrouverait à Pôle emploi" ainsi que "la nomination d'administrateurs choisis par les salariés, celle d'un administrateur indépendant lié à l'Etat". "Nous n'avons pas déserté", fait-il valoir dans Le Monde, alors que la fermeture du site est inéluctable. 

ArcelorMittal à Florange : "[Ayrault] a fait des choix et ils s'imposent à moi"

Dans le quotidient, le ministre du Redressement Productif revient sur l'accord du 30 novembre 2012 signé par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lequel a enterriné la fermeture des hauts-fourneaux, provoquant la colère des syndicats. Sur ce point, le ministre a pointé son désaccord avec le chef du gouvernement : "le premier ministre a fait des choix et ils s'imposent à moi. J'avais présenté ma démission, puis décidé, à la demande du président de la République, de rester à mon poste de combat", a-t-il rappelé.
"La solution de la nationalisation temporaire demeure sur la table", a poursuivi le ministre du Redressement productif. 

Chantiers navals de Saint-Nazaire : "Nationaliser sans commandes ne servirait à rien"

"Les chantiers de Saint-Nazaire ont besoin de commandes, pas d'un nouvel actionnaire", a répondu Arnaud Montebourg, questionné sur le dossier des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Alors que l'actionnaire sud-coréen, le groupe STX, a annoncé la possibilité de vendre la plupart de ses chantiers navals européens, l'incertitude plane  sur le dernier grand chantier naval français.
Indiquant que "nationaliser sans commandes ne servirait à rien", le ministre a indiqué que  "nous avons réuni les conditions pour décrocher, en décembre 2012, la commande d'un paquebot géant et nous continuons à oeuvrer pour assurer la pérennité du site." 

Aucun commentaire: