mardi 14 mai 2013

L’offensive médiatique de Ségolène Royal

Ségolène Royal a accordé un entretien au journal Le Monde dans lequel elle se montre assez critique envers le bilan de François Hollande. Un an après l’élection de son ancien compagnon à la tête de l’Etat, l’ancienne candidate à la présidentielle fait entendre sa différence.

Elle est toujours là et compte bien le faire savoir. À l’occasion de la sortie de son dernier livre en librairie, Ségolène Royal se rappelle au bon souvenir de François Hollande.
Un an après la victoire de la gauche, la nouvelle vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI) se montre critique, notamment sur le rythme des réformes.
"Il aurait fallu aller beaucoup plus vite", déplore-t-elle dans Le Monde. "Le mariage pour tous aurait dû être fait l'été dernier, de même que la réforme de la décentralisation".
Pas assez vite... et pas assez fort, selon l'ex-candidate à la présidentielle. "Les emplois d'avenir et les contrats de génération, c'est très bien mais tout le monde sait que cela ne suffit pas. Il faut impérativement une bataille globale sur l'emploi", insiste-t-elle.

"Mettre fin aux zizanies entre ministres"

Partout la nouvelle vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI) décline ses priorités: non cumul des mandats, mutation écologique ou encore économie sociale et solidaire.
Elle marque également sa différence sur l’amnistie sociale, en ne se déclarant pas opposée au projet de loi qui agite actuellement la gauche. Pour Ségolène Royal, un remaniement est désormais  indispensable.
"Ce qui n’est plus acceptable ce sont les zizanies entre ministres", a t-elle estimé au micro de France Inter. "Il faut y mettre fin et restructurer Bercy car c’est un ministère clef."
Ségolène Royal assure que son entrée au gouvernement n’est pas d'actualité. L’objectif: les régionales de 2015. Mais d'ici là, la présidente de Poitou-Charentes tient malgré tout à rester bien présente sur la scène nationale.
 

 

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