mercredi 1 mai 2013

Les ventes de pilules de 3e et 4e génération sont en chute libre


Selon l'Agence du médicament, ces comprimés, au cœur d'une polémique depuis décembre 2012, son

Les ventes de pilules de 3e et 4e génération ont fortement chuté depuis début 2013.

Entre les femmes qui ont arrêté et celles qui ont demandé à changer de prescription, les ventes des pilules de 3e et 4e génération ont chuté de 37% en mars 2013 par rapport à l'année précédente. Selon des chiffres fournis, lundi 29 avril, par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ces pilules de nouvelle génération ne représentent désormais plus que 32% de l'ensemble des ventes de pilules contraceptives, contre 68% pour les pilules de 1ère et 2e génération.
Ce rééquilibrage, fortement encouragé par les autorités sanitaires, intervient alors que jusque fin 2012, les ventes de pilules de 3e et 4e génération représentaient plus de la moitié des ventes de contraceptifs oraux combinés (contenant de la progestérone et de l'œstrogène) en France, malgré un risque de thrombose veineuse deux fois supérieur à celui des autres pilules. Cette chute des ventes, déjà constatée depuis début 2013, s'est encore accélérée en mars, atteignant 37% par comparaison à mars 2012. Dans le même temps, la hausse des ventes de pilules de 1ère et 2e génération a atteint 22% et se stabilise, selon des données de ventes issues d'un échantillon de 3 004 pharmacies élaboré par la société Celtipharm. Une situation qui a même entraîné des pénuries dans quelques pharmacies, comme francetv info avait pu le constater à Asnières, dans les Hauts-de-Seine. 
Les ventes du médicament anti-acné Diane 35, largement détourné de son usage et utilisé comme pilule contraceptive depuis vingt ans, se sont pour leur part littéralement effondrées, avec une baisse de 75% en mars, comparé à mars 2012. Cette chute fait suite à la décision de l'ANSM de suspendre, à partir du 21 mai prochain, son autorisation de mise sur le marché.

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