jeudi 2 mai 2013

Le parquet intrigué par l'achat d'un luxueux appartement par le fils de Laurent Fabius


Selon "Le Point", le parquet de Paris s'intéresse aux conditions d'achat d'un appartement d'une valeur de 7 millions d'euros par Thomas Fabius, 31 ans.


Comment Thomas Fabius, résident fiscal en France, a-t-il pu s'acheter un appartement d'une valeur de 7 millions d'euros, alors qu'il ne paie pas d'impôts sur le revenu en France ? D'après Le Pointmardi 30 avril, la question taraude le parquet de Paris.
Le jeune homme de 31 ans, fils du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, aurait acheté ce logement parisien de 280 m2, qui a appartenu au cinéaste Claude Zidi, en juin 2012. Selon l'hebdomadaire, la police judiciaire se penche sur la façon dont il a acquis ce "somptueux pied-à-terre". 

Emprunt, gain de jeu... : la question du financement

Thomas Fabius a expliqué au Point "avoir financé son achat par un emprunt bancaire assorti d'une mystérieuse garantie". Selon l'hebdomadaire, il a indiqué que les revenus de sa société de consulting, TF Conseils, auraient suffi "à rassurer les banquiers".
Or, Le Point assure n'avoir trouvé aucune trace de dividendes ou de salaires dans les comptes de la société, mais des bénéfices plafonnant à "92 532 euros en 2010 et 11 880 en 2010". "D'autres sources impliquées dans la vente" ont évoqué auprès de l'hebdo "des gains de jeu". Le magazine relève par ailleurs que le bien pourrait avoir été surévalué. 

"Aucune enquête fiscale"

Pour Le Point, le fait que Thomas Fabius ait fait cette onéreuse acquisition alors qu'il ne paye pas d'impôts sur le revenu, aurait dû attirer l'attention des services de Bercy "A notre connaissance, Thomas Fabius n'a fait l'objet d'aucune enquête fiscale. Et cela, malgré un signalement de Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins", conclut l'enquête du journal. 
Le fils du numéro 2 du gouvernement avait été condamné en 2011 à 15 000 euros d'amende, dont 10 000 avec sursis, pour "abus de confiance".Thomas Fabius, le 1er juin 2011, au tribunal de grande instance de Paris.

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