Des manifestants devant le Parlement chypriote à Nicosie, au moment du vote du plan de sauvetage de l'île, le 30 avril 2013.
Il s'en est fallu de peu. Le Parlement chypriote a approuvé à une courte majorité, mardi 30 avril, le plan de sauvetage européen prévoyant un prêt de 10 milliards d'euros, en échange de contreparties draconiennes. L'accord conclu avec les bailleurs de fonds de l'Union européenne (UE), du Fond monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) a été adopté par 29 députés, tandis que 27 ont voté contre.
Le plan prévoit une contribution de 13 milliards d'euros de Chypre. Une partie de cette contribution proviendra d'une ponction pouvant aller jusqu'à 60% sur les comptes supérieurs à 100 000 euros dans la principale banque du pays, Bank of Cyprus. La deuxième banque de l'île, la Laïki, sera mise en liquidation. En vertu du plan de sauvetage, Chypre va devoir également augmenter les impôts, diminuer les effectifs de la fonction publique et privatiser certaines sociétés publiques. L'île a aussi voté une augmentation de l'impôt sur les sociétés de 10% à 12,5%.
"C'est un memorandum qui signifie que les groupes les plus faibles de notre société vont devoir faire des sacrifices douloureux comme le reste de la société", a commenté le président du parti au pouvoir, Averof Neophytou. "C'est la seule manière car ainsi, nous évitons la faillite et pouvons envisager de stabiliser le navire dans ces eaux turbulentes."