dimanche 12 mai 2013

La moitié des députés UMP défend Guaino contre le juge Gentil

Le député s'était emporté contre le juge Gentil, qui a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Alors que le parquet a ouvert une enquête contre lui, 105 parlementaires viennent le défendre.

Poursuivi pour des propos peu amènes à l'égard de Jean-Michel Gentil, le juge qui a mis en examen Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt, le député des Yvelines Henri Guaino a reçu le soutien d'une centaine de parlementaires UMP, indique samedi Le Figaro.
Dans une lettre ouverte au procureur de Paris, ceux-ci s'étonnent de la décision du parquet d'ouvrir une enquête préliminaire sur les propos de leur confrère, qu'ils reprennent par ailleurs à leur compte.
"Comme lui, nous affirmons que le juge (...) 'a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice'" en mettant Nicolas Sarkozy en examen, estiment-ils.

Plainte de l'Union syndicale des magistrats

Cette phrase, Henri Guaino l' avait prononcée le 22 mars, au lendemain de la confrontation entre le juge Gentil et l'ancien chef de l'État. Puis, pendant une semaine, il avait dénoncé dans plusieurs médias une "décision grotesque", "irresponsable", une "salissure pour la France".
L'Union syndicale des magistrats (USM) avait alors déposé plainte pour "outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice" contre ce proche de Nicolas Sarkozy, et le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

"C'est violent, mais c'est mon opinion"

Selon le Figaro, l'ancien conseiller du président de la République n'a pas pour autant "renié ses propos, bien au contraire". "Ce que j'ai dit est certes violent, mais c'est mon opinion et jusqu'à nouvel ordre le délit d'opinion n'existe pas! Sinon, on est plus en République. Personne ne doit pouvoir échapper à la critique", a-t-il déclaré.
Une opinion soutenue par une bonne moitié des députés à l'Assemblée, qui entendent en "assumer toutes les conséquences". Parmi eux, le président du parti Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée Christian Jacob et les anciens ministres Xavier Bertrand et Benoist Apparu. Les partisans de François Fillon sont moins nombreux, à l'exception notable de Laurent Wauquiez, indique Le Figaro.
 

 

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