dimanche 5 mai 2013

israel confirme, Raid israélien en Syrie: Obama ne confirme pas

Le président des Etats-Unis n'a pas souhaité confirmer un éventuel raid israélien, visant des armements destinés au Hezbollah, évoqué par la presse américaine, indiquant, tout de même, qu'Israël a le droit de "se protéger d'un transfert d'armes au Hezbollah

 

Interrogé ce samedi sur un éventuel raid israélien en Syrie, Barack Obama n'a pas souhaité confirmer. (AFP)

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a estimé ce samedi qu'Israël avait le droit de vouloir se protéger contre un transfert d'armes syriennes au Hezbollah, en refusant toutefois de confirmer un raid israélien visant des armements syriens.
  
"Je ne vais pas faire de commentaire sur ce qui s'est passé en Syrie hier", a expliqué Barack Obama au micro de la télévision américaine en espagnol Telemundo, lors d'un entretien effectué samedi au Costa Rica, dernière étape de sa mini-tournée en Amérique latine.

"Les Israéliens doivent être vigilants et inquiets"

"Je laisserai le gouvernement israélien confirmer ou démentir d'éventuels bombardements qu'ils auraient effectués", a-t-il indiqué, alors que des médias américains ont assuré que l'aviation militaire israélienne aurait mené un raid jeudi ou vendredi en Syrie, visant sans doute des armements destinés au Hezbollah.

Mais "je continue à croire que les Israéliens, de manière justifiée, doivent se protéger contre le transfert d'armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah", a ajouté Barack Obama dans cet entretien qui sera diffusé dimanche.

"Nous nous coordonnons étroitement avec Israël, en reconnaissant qu'ils sont très près de la Syrie, très près du Liban", a encore dit le président. "Le Hezbollah a dit de nombreuses fois qu'ils seraient prêts à attaquer (Israël) aussi loin que Tel-Aviv. Et les Israéliens doivent être vigilants et inquiets".

Silence radio d'Israël

Israël a de son côté gardé le silence à ce sujet ce samedi, tout en répétant qu'il surveillait le transfert d'armes au Hezbollah libanais.

La veille, lors d'une conférence de presse à San José, la capitale du Costa Rica, Barack Obama avait affirmé exclure a priori d'envoyer des soldats américains sur le territoire syrien s'il était prouvé que le régime de Bachar al-Assad avait eu recours à son stock d'armes chimiques.

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