samedi 11 mai 2013

Hollande rend hommage aux victimes de l'esclavage, mais exclut toute réparation financière


François Hollande a prôné, vendredi 10 mai, "la paix des mémoires réconciliées" auxquelles il faut "donner un avenir", à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. Citant Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais dont on célèbre en 2013 le centenaire de la naissance, le président de la République a repris à son compte le terme d' "impossible réparation". "Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, c'est la mémoire, la vigilance et la transmission", a déclaré François Hollande, adressant ainsi une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications de réparations matérielles portée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran).
Cette association poursuit la Caisse des dépôts en justice pour avoir, selon elle, tiré profit de l'esclavage en recueillant notamment la "rançon" imposée à Haïti pour son indépendance, au début du XIXe siècle.

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