mercredi 1 mai 2013

Guéant est un amateur d'art, sur les 500 000 euros : "J'ai vendu mes tableaux au prix proposé par l'acheteur"


L'ex-ministre de l'Intérieur, invité à s'exprimer sur le plateau du 20h sur France 2 sur l'affaire des 500 000 euros, dénonce en outre une violation du secret de l'instruction.



Claude Guéant maintient les explications données dans la journée de mardi 30 avril. Invité du journal de 20h de France 2, l'ancien ministre de l'Intérieur a répondu aux questions de David Pujadas sur un virement de 500 000 euros vers son compte bancaire depuis l'étranger, découvert lors d'une perquisition à son domicile, comme l'a révélé Le Canard enchaîné.
Il explique que la vente de deux tableaux serait à l'origine de ce versement d'argent, et affirme détenir toutes les pièces justificatives de cette vente : "J'avais deux tableaux, je les ai vendus au prix que m'a proposé l'acheteur", se justifie-t-il. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a dénoncé par ailleurs la violation du secret de l'instruction : "Ça m'est défavorable, c'est pour me faire du tort", a-t-il affirmé, rappelant que la perquisition avait lieu dans le cadre de l'enquête sur l'éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Selon Le Canard enchaîné, des traces de factures payées en liquide par Claude Guéant ont aussi été découvertes à son domicile. L'ancien ministre a justifié ces liquidités par des "primes de cabinet" touchées lorsqu'il était en poste place Beauvau. Cela faisait"partie d'un ensemble au ministère de l'Intérieur" de l'époque, et selon l'ex-ministre, la pratique a persisté jusqu'à ce qu'il y mette fin avec Nicolas Sarkozy, en 2006 : "Les primes sont justifiées (...) avec une parfaite connaissance des services fiscaux",a asséné Claude Guéant.

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