mercredi 1 mai 2013

Cortèges clairsemés et syndicats désunis pour le 1er-Mai en France





Entre 97 300 personnes, selon la police, et 160 000, selon la CGT, ont défilé dans le pays, contre 316 000 à 750 000 en 2012.

La première fête du Travail du gouvernement de gauche, mercredi 1er mai, n'a pas rassemblé les foules. Entre 97 300 personnes, selon la police, et 160 000, selon la CGT, ont défilé en France, contre 316 000 à 750 000 en 2012, année de la présidentielle. Les cortèges ont retrouvé les niveaux de 2011, avec 77 000 à 120 000 manifestants. 
A Paris, seules 16 300 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, ont bravé le mauvais temps pour aller manifester. C'est beaucoup moins que l'année dernière, où deux cortèges s'étaient concurrencés (celui de l'UMP et du "vrai travail" et celui des syndicats). 

Des syndicats divisés en deux camps

Cette année, ce sont les syndicats eux-mêmes qui étaient divisés en deux camps : l'un emmené par la radicale CGT, l'autre par la CFDT réformiste. A l'origine de ces divergences, le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, un "accord scélérat" pour la CGT, mais une avancée pour créer des emplois, aux yeux de la CFDT.
A Marseille (Bouches-du-Rhône), par exemple, la CGT a défilé contre l'austérité sans la CFDT. Laquelle a fait bande à part dans la banlieue de Reims (Marne), à la faveur d'un rassemblement auquel assistait le nouveau leader de la confédération, Laurent Berger. Celui-ci a déclaré qu'il se trouvait "dans le camp des réformateurs" et s'est dit"fier d'avoir signé l'accord". Quant à Force ouvrière, elle s'est rassemblée seule, à Paris. Ces divisions syndicales pourraient perdurer. Les syndicats doivent se retrouver cet été pour débattre de la réforme des retraites.

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