mardi 14 mai 2013

Au premier jour de son procès, Carlos change d'avocats

Il est apparu sans défenseurs. Le terroriste vénézuélien Carlos, rejugé lundi en appelpour quatre attentats, a interdit au premier jour de son procès à ses avocats d'entrer dans la salle d'audience et a demandé un avocat commis d'office. 

Motif? Le refus des autorités vénézuéliennes de prendre en charge les frais de sa défense durant son procès, qu'il assimile à un "sabotage" après la mort de l'ancien président Hugo Chavez, qui lui assurait son soutien. 

Un commis d'office, "si possible catholique"

Ces frais sont en partie liés à la présence, au cours des sept semaines d'audience, d'une "quinzaine d'avocats étrangers, sans même parler des honoraires", avait indiqué avant l'audience l'un de ses défenseurs, Me Francis Villemin. "On n'a pas les moyens, mes avocats ne peuvent pas payer de leurs poches les frais", a expliqué Carlos lundi.

De ce fait, il a demandé que soient désignés des avocats commis d'office pour le représenter. "Si possible catholiques", a précisé Carlos.

L'audience a été suspendue et deux avocats ont été désignés pour assurer sa défense à la reprise, lundi après-midi. "Une blonde, une brune", s'est amusé l'accusé. Ce à quoi le président lui a répondu d'éviter la "provocation".

Tâche ardue pour ses nouveaux conseils

Carlos, 63 ans, doit répondre devant les assises de Paris de quatres attaques sur le sol français qui ont fait 11 morts et près de 150 blessés, il y a 30 ans. Pour ces faits, il a déjà été condamné en décembre 2011 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de 18 ans de sûreté.

Pour ses avocats commis d'office, il reviendra donc de se plonger du jour au lendemain dans une procédure qui comprend des dizaines de tomes et remonte à une dizaine d'années.  Le terroriste vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, lors d'une audience le 15 décembre 2011. (Benoît Peyrucq - AFP)

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