mardi 7 mai 2013

Anti-austérité: le retour "victorieux" de Mélenchon à la Bastille


Le Front de gauche a mobilisé des dizaines de milliers de déçus du gouvernement pour manifester contre une politique d'austérité et pour une VIe République


Mélenchon prend la Bastille pour manifester contre l'austérité. Le Front de gauche (FG) et Jean-Luc Mélenchon ont mobilisé, dimanche à Paris, "contre l'austérité, contre la finance et pour une VIe République", des dizaines de milliers de déçus de la gauche pour dire haut et fort que "le compte n'y est pas" et réclamer "que ça change vraiment".
De la place de la Bastille à celle de la Nation, grand classique des défilés de la gauche en France, une "marche citoyenne" réunissait dans l'après-midi 180.000 manifestants, selon Jean-Luc Mélenchon qui avait affirmé vendredi que ce serait "un triomphe" si le cortège regroupait 100.000 personnes. La préfecture de police l'a évalué à "30.000".
Depuis l'élection de François Hollande il y a un an, le 6 mai 2012, il s'agissait de la première grande manifestation à l'appel d'une partie de la gauche, une initiative dénoncée en termes vifs par des ministres et dirigeants du PS, pour qui Jean-Luc Mélenchon instille au sein de la gauche le poison de la division.
Aux troupes du PCF et du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon s'était jointe une foule de personnalités, dont Eva Joly (EELV), candidate des écologistes en 2012 qui avait remis ses lunettes vertes de la campagne présidentielle, et aussi le médecin urgentiste Patrick Pelloux, ou le journaliste Edwy Plenel, fondateur du site Médiapart.





Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot était là, mais avec ses propres mots d'ordre. "On sait qu'il y a des gens dans les couches populaires, chez les salariés, les jeunes, les exploités (...) qui sont révoltés contre ce gouvernement et l'objectif aujourd'hui, c'est de leur donner une perspective politique commune, (...) c'est une grande manifestation de la gauche anti-gouvernementale", a affirmé Olivier Besancenot
Les drapeaux rouges flottaient place de la Bastille où l'on pouvait compter quelques balais en référence à l'expression "coup de balai" de Jean-Luc Mélenchon. Sur les pancartes on lisait des slogans tels que "séparation du Medef et de l'Etat" ou "Hollande passe la 6e".
Sur un podium à La Bastille, Jean-Luc Mélenchon a affirmé, à propos du quinquennat de François Hollande, que "la période d'essai (était) terminée" et que "le compte n'y (était) pas" alors que les manifestants scandaient "résistance !".
Deux oeillets rouges à la boutonnière, un foulard rouge autour du cou, il a accusé le chef de l'Etat de ne pas respecter ses engagements de campagne. "Nous n'avons pas changé d'avis, nous ne voulons pas de la finance au pouvoir, nous n'acceptons pas les politiques d'austérité", a-t-il lancé .



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