mardi 30 avril 2013

Un versement de 500 000 euros découvert lors d'une perquisition chez Guéant

Selon "Le Canard enchaîné", les enquêteurs agissaient dans le cadre de l'enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne de Sarkozy. 

Les juges s'interrogent. Selon Le Canard enchaîné à paraître mardi 29 avril, un versement de plus de 500 000 euros depuis l'étranger sur un compte de Claude Guéant a été découvert lors d'une perquisition en février dernier au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur. L'hebdomadaire satirique révèle que les enquêteurs agissaient dans le cadre de l'enquête, alors conduite par le parquet de Paris, sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
Le Canard enchaîné, qui ajoute que les policiers ont par la même occasion repéré des traces de "nombreux et conséquents paiements de factures en liquide", établit un lien entre ces découvertes et la décision prise le 19 avril par le parquet de Paris d'ouvrir une information judiciaire. A l'origine de cette instruction, les déclarations de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Ce dernier a affirmé en décembre au juge Renaud van Ruymbeke détenir les preuves d'un tel financement. 

Une vente de tableaux en 2008, justifie Guéant

De son côté, Claude Guéant justifie le demi-million d'euros reçus par une vente de tableaux en 2008. "Il n'y a strictement aucun lien avec des financements libyens et je continue à contester de façon catégorique qu'il y ait eu des financements libyens de campagne ou de personne", a-t-il réagi auprès de l'AFP. L'ancien locataire de la place Beauvau a expliqué avoir cédé "un bien" acquis il y a "une vingtaine d'années". Il s'agirait, plus exactement, d'œuvres du peintre hollandais Andries van Eertvelt (17e siècle).
Claude Guéant explique pouvoir apporter la preuve de ces transactions : "Au moment des perquisitions j'ai dit, je l'ai fait inscrire au procès verbal, que j'avais les justificatifs."Et de poursuivre : "Je trouve tout à fait anormal que des éléments qui sont couverts par le secret de l'instruction sortent ainsi avant même d'avoir pu être examinés." 
Il justifie par ailleurs l'origine des liquidités pour acquitter des factures par des "primes de cabinet dont j'avais bénéficié au ministère de l'Intérieur quand j'y officiais". Selon lui, il s'agit de "petites sommes". L'ancien ministre se dit "désireux" d'être entendu par les juges Serge Tournaire et René Grouman.Claude Guéant lors d'une convention sur l'autorite de l'UMP à Paris le 4 avril 2013. 

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