vendredi 19 avril 2013

Mariagepourtous : incident majeur , des deputés en viennent aux mains, à l'Assemblée nationale en plein débat


Des députés UMP, excédés par une mimique d'un collaborateur de la ministre de la justice, ont failli en venir aux mains dans la nuit de jeudi à vendredi 19 avril, en plein débat sur le mariage homosexuel. Alors que Marc Le Fur (UMP) était en pleine intervention, racontant la blessure d'une manifestante lors de la manifestation qui se déroulait à l'extérieur du bâtiment, des députés UMP se sont précipités vers le banc du gouvernement en bas de l'hémicycle en criant "dehors","dehors".

Le moment de confusion a duré pendant plusieurs minutes sans qu'il soit possible de comprendre ce qui a déclenché la colère des députés. Le ministre des relations avec le parlement, Alain Vidalies, a tenté de s'interposer, dans une tension physique très inhabituelle. Le journaliste de Rue89 présent sur place a retranscrit sur son compte Twitter l'incident 


Reprenons : des députés UMP ont été outrés de voir des membres du cabinet de Christiane Taubira, installés juste derrière elle, "ricaner".

Plusieurs députés se sont approchés de ces conseillers avec la volonté d'en découdre physiquement.

Des huissiers se sont interposés. Attroupement général et hurlements. Puis interruption de séance.


"Les fonctionnaires doivent rester neutres, on n'a jamais vu ça, c'est pas le lobby LGBT qui gouverne", répètent les députés UMP.


Selon la gauche, le commissaire du gouv qui a énervé l'UMP a simplement "soupiré".




Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a vivement condamné l'incident. "Nous ne sommes pas des collégiens qui avons des difficultés avec un regard de travers !", a-t-il tonné. "Rien ne justifie une espèce de descente avec une menace physique comme à laquelle on a assisté", a lancé Claude Bartolone."Rien ne peut justifier la descente qu'il y a eu pour menacer un membre du cabinet de la garde des Sceaux""Malheureusement il n'y a pas d'image car les caméras se coupent aux suspensions de séance", a-t-il dit, avant de dire qu'il était pourcontinuer les débats jusqu'au petit matin car sinon ce serait "une prime" à ce genre d'incident.
"Ca fait trente que je siège dans cet hémicycle je n'ai jamais vu cela", a réagi pour sa part Alain Vidalies, le ministre des relations avec le parlement. Le députéBernard Roman (PS) a affirmé que "quelques coups de poing sont partis". "Les nerfs lâchent, ils cherchent toutes les occasions inimaginables pour tendrel'atmosphère (...). Ils ont pris prétexte d'un soupir d'un collaborateur, qui sans doute comme nous était un peu fatigué, pour créer un incident dans un climat qui rappelait plus le Parlement russe", a raconté pour sa part Jean-Jacques Urvoas(PS).
Du côté de l'UMP, le chef de file des députés, Christian Jacob, a plaidé "la fatigue"mais a surtout fustigé "l'attitude pas acceptable des collaborateurs". A l'unisson, Hervé Mariton a critiqué certains "collaborateurs, qui se sont mis à rigoler et se foutent de la figure de l'opposition""C'est profondément inacceptable", a-t-il lancé. 
UNE DIZAINE D'INTERPELLATIONS
Manifestation anti-mariage gay, le 18 avril.
Dans le même, à l'extérieur de l'Assemblée nationale, une dizaine de personnes ont été interpellées à la fin de la manifestation contre le mariage homosexuel à Paris, où de légers incidents se sont produits au moment de la dispersion. Le cortège, qui allait du métro Sèvres-Babylone dans le centre de Paris, jusqu'à l'Assemblée nationale (VIIe arrondissement) a marché dans le calme. Mais après l'appel à dispersion, de petits groupes de manifestants, essentiellement des jeunes, ont fait face aux CRS en les provoquant, criant parfois "CRS collabo" ou"CRS SS", et leur jetant des projectiles (canettes, bouteilles...).
Ces provocations ont entraîné des charges des CRS, présents en grand nombre, pour tenter de disperser les manifestants, occasionnant des mouvements de foule sur l'esplanade des Invalides. Personne n'a été blessé a priori et il n'y a pas eu d'affrontement. Vers 23 h, une dizaine de personnes ont été interpellées.
Dans la foule, une jeune femme brandissait un drapeau bleu avec l'inscription"Marine présidente", en référence à la patronne du FN, Marine Le Pen. Selon divers témoignages de manifestants, des membres de groupuscules d'extrême-droite figuraient parmi les fauteurs de troubles. A distance de quelques centaines de mètres des manifestants les plus déterminés, des dizaines d'autres protestataires priaient et chantaient calmement devant un cordon de CRS.
Des députés UMP revenant de la manifestation ont demandé des comptes au gouvernement pour justifier le comportement des forces de l'ordre, faisant état d'un blessé "frappé à la gorge". Le ministre chargé des relations avec le parlement, Alain Vidalies, a expliqué que les forces de l'ordre était intervenues à la demande des organisateurs de la manifestation. Il a fait état de la présence de "de groupuscules d'extrême droite", précisant qu'il n'y avait "eu aucun blessé".
Devant les protestations dans les rangs UMP, M. Vidalies a lancé : "Vous avez le droit d'être au secours des factieux, pas nous", a-t-il dit. "Il n'y a eu aucun blessé", a-t-il répété.  Philippe Meunier (UMP) a contredit le ministre : "on connaît les nervis d'extrême droite""il n'y avait que des jeunes hommes assis tranquillement". Et debrandir une ballerine de femme : "moi j'ai trouvé une ballerine, voilà ce que fait lapolice de France" des jeunes manifestants. Sur Twitter, la sortie a provoqué de nombreuses réactions, la plupart du temps pour tourner en dérision l'affaire.







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