mercredi 17 avril 2013

les moderes se reveillent, #Mariagepourtous : les modérés de droite haussent le ton


Des débordement ont émaillé la manifestation contre le mariage homosexuel, dimanche 24 mars. (AFP)
Jusqu'à maintenant, ils étaient restés plutôt discrets sur les actions des opposants au "mariage pour tous". Mais la multiplication des initiatives spectaculaires les a convaincus de tirer un signal d'alarme. Ce sont Franck Riester, député UMP, et Chantal Jouanno, sénatrice UDI, connus depuis le début de ce débat pour avoir annoncé qu'ils voteraient le projet de loi du gouvernement.
"PAS RADICALISER LE DÉBAT"
Silencieux depuis plusieurs semaines, Franck Riester- l'un des deux députés UMP ayant voté le projet de loi du gouvernement sur le mariage pour tous - estime que le temps est venu de prendre ses distances avec un mouvement en voie de durcissement. "L'UMP ne doit pas radicaliser le débat sur le mariage pour tous", juge-t-il dans un entretien au Monde daté du 17 avril, en appelant son camp à ne "pas mettre de l'huile sur le feu".
Proche de Jean-François Copé, le maire de Coulommiers (Seine-et-Marne) se démarque ainsi de la ligne portée par le président de l'UMP, consistant à dénoncer les violences, sans pour autant lancer un appel au calme en direction des militants du parti et des sympathisants de droite engagés dans le mouvement anti-loi Taubira.
La ligne de l'UMP est claire : les dirigeants du principal parti d'opposition attribuent à l'exécutif la responsabilité du durcissement des manifestations. Pour M. Riester, en revanche, la droite a aussi contribué à faire monter d'un cran la tension.
"DE L'INTIMIDATION"
Autre voix modérée à droite, celle de Chantal Jouanno. Dans un entretien au Monde, la sénatrice UDI de Paris, qui a également voté le texte ouvrant le mariage aux couples de même sexe, condamne à son tour la "violence" et "l'intimidation" de la part des "antis". Et lance un appel au calme. "C'est prioritaire", affirme l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui est aussi l'une des cibles privilégiées de certains opposants.
Pour l'ancienne UMP, si le parti de Jean-François Copé participe à la montée des violences, cela creuserait une rupture entre le centre-droit, dont elle se réclame, et une droite radicalisée. Mme Jouanno met en garde les dirigeants de l'UMP : "Ceux qui cautionnent par le silence ou s'associent à ces mouvements sont clairement en train de remettre en cause la démocratie."

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