dimanche 28 avril 2013

Le tireur de la fusillade d'Istres mis en examen et écroué Que sait-on exactement sur le parcours de ce jeune homme ?

Il a été mis en examen pour assassinats et écroué, samedi 27 avril. Si l'auteur de la fusillade d'Istres (Bouche-du-Rhône) n'a rien dit pour expliquer son geste durant sa garde-à-vue, le procureur-adjoint d'Aix-en-Provence a précisé son parcours. De son côté, sa mère s'est confiée au Parisien. Voici l'essentiel de ce que l'on sait. 

Un jeune homme "complètement destructuré"...

Selon sa mère, qui a accepté de répondre au Parisien, le jeune homme était "abîmé dans sa tête""Lorsqu'il avait 14 ans, il jouait trop aux jeux vidéos, ses notes avaient chuté et je sentais dans son comportement que quelque chose n'allait plus", raconte-t-elle au journal qui précise que Karl était "ballotté entre ses deux parents", séparés depuis plusieurs années.
"Je n'aurais pas été étonnée qu'il fasse une bêtise, mais ça, jamais", explique cette mère bouleversée qui précise pourtant que son fils "était en train de faire face à ses conflits. Trois jours avant les événements, on avait décidé tous les deux de faire une psychothérapie." 

... accro aux jeux vidéos et aux armes...

Fanatique des armes, le jeune homme était même titulaire d'une licence de tir. Il était depuis un an sous contrôle judiciaire pour port d'armes prohibées et devait pointer tous les 15 jours au commissariat de la ville, ce qu'il faisait "scrupuleusement" jusqu'à la veille du drame. Le 17 avril 2012, il avait été interpellé avec un revolver "bricolé" sous le siège passager de son véhicule. Le mois suivant, une information judiciaire avait été ouverte depuis la découverte d'un pistolet et de deux revolvers lors d'une perquisition à son domicile, effectuée à la suite d'un cambriolage au cours duquel une autre arme lui avait été dérobée. Depuis, le jeune homme cachait chez ses parents ou enterrait dans son jardin les armes qu'il réussissait à se procurer malgré son contrôle judiciaire, raconte le procureur dans ce reportage de France 2.

Adolescent, Karl avait bénéficié d'une mesure de protection et d'assistance éducative. Le procureur n'a pas voulu en dire davantage sur des problèmes "intra-familiaux", démentant que le jeune homme ait fait l'objet de soins psychiatriques dans le passé. Interrogés par France 2, ses voisins le décrivent comme un solitaire. "Il se croyait dans ses jeux. Il ne sortait jamais. Il avait des armes chez lui. Tout le monde le savait", raconte un jeune voisin.
 La police étudie la scène de la fusillade dans un quartier pavillonnaire d'Istres dans les Bouches-du-Rhône, le 25 avril 2013.

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