mercredi 17 avril 2013

Gaby Charroux, démissionne de la présidence de la Communauté d'agglomération du Pays de Martigues Le député maire de Martigues à déclarer vouloir mettre toutes ses forces dans le combat contre la métropole à L'Assemblée Nationale

Communiqué de Gaby Charroux, maire de Martigues et député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône : 


« L'obstination du Gouvernement à vouloir imposer la Métropole Marseillaise ne justifie pas, à elle seule, ni sa nécessité, ni sa légitimité.

Il n'y a aucune légitimité dans cette Mégapole imposée concentrant tous les pouvoirs de décisions.

A propos de la métropole que souhaite mettre en place le gouvernement, Gaby Charroux a notamment déclaré sur son blog: L'obstination du Gouvernement à vouloir imposer la Métropole Marseillaise ne justifie pas, à elle seule, ni sa nécessité, ni sa légitimité. Il n'y a aucune légitimité dans cette Mégapole imposée concentrant tous les pouvoirs de décisions."


Voici la déclaration du député maire
Déclaration du 15 avril 2013


"Au moment de mon élection en tant que Député des Bouches-du-Rhône cette question a été plus que posée ; elle a été envisagée, préparée, construite et annoncée.

Cependant au moment de ce choix, partagé et concerté (au sein da la CAPM, au sein de la ville de Martigues), s'est posée avec acuité, avec urgence, la question de la Métropole remise au goût du jour par le nouveau Gouvernement.

La place de président d'intercommunalité et de député des bouches du Rhône m'a conféré une responsabilité dans le débat et la bataille engagés qui nécessitait une présence et une proximité.

Des élus et présidents d'intercommunalités m'ont même appelé pour me demander de continuer à leurs côtés.

J'ai donc, depuis septembre, pris toute ma place de président d'intercommunalité et de député des bouches du Rhône dans cette bataille.

Aujourd'hui, la résistance engagée dans les Bouches du Rhône par les 109 maires et les 8 présidents d'intercommunalités doit trouver son prolongement dans le débat parlementaire.

Je veux y jouer un rôle prépondérant en tant que député. (D'ailleurs dès mercredi je vais poser une question orale au gouvernement). Mais du coup se pose avec moins d'importance, de ce point de vue là, ma place en tant que président de la CAPM. D'autant que la charge de travail à l'assemblée et à la mairie ne diminue pas bien au contraire.

Le député maire de Martigues, Gaby Charroux
Le député maire de Martigues, Gaby Charroux

Alors le temps est venu pour moi, comme j'ai pu le faire en tant que président de la CAPM jusqu'alors, de mettre toute mon énergie dans la bataille législative et d'y consacrer du temps, sans pour autant diminuer mon activité locale en tant que maire de martigues.

Il faut donc faire des choix, conforter des responsabilités et permettre à des élus qui m'entourent de prendre des responsabilités.

Le moment est donc venu pour moi de laisser mon poste de président de la CAPM.
Jeudi un nouveau président sera élu. Nous proposerons comme candidat : le 1er vice-président Henri Cambessedes que je continuerai à accompagner pour qu'il réussisse pleinement.

Nous avons pris le temps du bon moment et de la bonne situation pour faire cette transmission. Le faire hier, ça aurait été précipité, attendre n'aurait pas été sérieux et peut être un peu tard pour mon successeur qui aura à prendre sa place et une place surtout à sa mesure."

Gaby CHARROUX
Député-Maire de Martigues

Elle n'est, d'ailleurs, pas plus légitime par la comparaison quasi-systématique avec Barcelone, Gènes ou Londres qui sont loin d'être des modèles du "bien vivre ensemble" ou de la mixité entre les différentes catégories sociales, culturelles des populations.

Elle n'est, tout autant, pas légitimée par les incantations lui conférant toutes les réponses et solutions aux maux d'une ville, aux maux d'un territoire, aux maux d'une époque, aux maux d'une vision politique.

Elle n'est certainement pas légitime en exhortant les élus qui ne seraient, d’ailleurs uniquement dans les Bouches-du-Rhône, que des potentats locaux, des barons, des démagogues, des populistes... 
Alors que ces élus là sont élus de la même manière qu'à Nantes, à Laval ou partout ailleurs, et sauf à laisser penser qu'un électeur martégal ou salonais, serait moins intelligent, plus influençable que n'importe quel autre électeur français, ces élus ont le même mandat, les mêmes prérogatives, que tous leurs homologues pour gérer ces territoires.

Elle n'est, en tout cas, pas légitime par l'opposition qu'elle essaie de créer entre les populations, entre ces mêmes populations et celles et ceux qu'elles ont élu démocratiquement.

Non, elle n'est définitivement pas légitime par le crédit que peuvent lui apporter quelques pseudo-citoyens, pourtant eux-mêmes élus ou frustrés de ne pas l'avoir été.
Leurs communiqués, leurs déclarations aussi bien écrites soient-elles n'en font pas pour autant des gens plus intelligents ou plus visionnaires.
Il est grand temps de cesser d'opposer ; oui grand temps d'arrêter ces entreprises de divisions.
Dans cette difficile période où le doute sur le monde politique est posé, jeté, utilisé par ceux qui exploitent scandale, populisme et démagogie, il est primordial que l'esprit législateur s'appuie sur des réalités, des spécificités qui permettent de réfléchir au devenir de nos territoires de manière cohérente, responsable mais courageuse. 
Dans l'esprit de l'intérêt général.
Gaby Charroux :
Il est temps de réellement prendre la mesure des enjeux pour le département des Bouches-du-Rhône et des territoires qui le composent.
La coopération de projets est un consensus unanime accepté par les élus du département. 
Elle permet, immédiatement, de répondre à des préoccupations qualifiées d'essentielles telles que : les transports, le développement économique ou les questions environnementales.
Cette coopération est un vrai engagement.
Qu'on lui donne l'opportunité de démontrer son utilité, son efficacité, l'intérêt de sa mise en œuvre immédiate.

Enfin, la question de l'organisation territoriale des Bouches-du-Rhône, comme celle de tous les territoires de l'hexagone, regarde, intéresse, implique les habitants qui y vivent.
En cela, comme pour toutes les questions ayant trait à des modifications de périmètres institutionnels ou territoriaux, les populations ont leur avis à donner.
Pour celle de la Métropole Marseillaise, puisque Mme la Ministre Lebranchu la justifie au nom de l'intérêt des seules populations, que l'état organise un référendum d'initiative locale dans chaque communauté d’agglomération de manière à ce que les habitantes et les habitants de notre département s'expriment.

Tous les élus du département y sont favorables, le souhaitent et l'appellent de tous leurs vœux.
C'est le moyen de se rendre compte de ce que veulent vraiment les habitants des Bouches-du-Rhône.

Soyons en cohérence entre les grands discours et la mise en œuvre concrète. »

Aucun commentaire: