jeudi 25 avril 2013

Epinglés sur le "mur des cons", ils rient jaune et portent plainte

Certains ont ri jaune, d'autres ont vu rouge. Des dizaines de personnalités publiques (politiques, intellectuels, journalistes) figurent sur un "mur des cons" épinglé au sein du Syndicat de la magistrature, classé à gauche, comme le révèle, mercredi 24 avril, le site Atlantico. Francetv info revient sur la vague d'indignation suscitée par l'affaire, et sur les différentes ficelles choisies par les intéressés pour exprimer leur mécontentement. 

L'humour pour les uns...

"Je suis complètement scotché." La palme du plus beau jeu de mot revient à l'ancien ministre de l'Education nationale Luc Ferry, qui figure sur ce mur. Contacté par Le Figaro, le philosophe "tombe des nues, d'autant plus qu'[il] n'[a] jamais eu affaire à la justice""On est toujours le con de quelqu'un, dit la maxime", a pour sa part commenté Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats.Patrick Devedjian a lui versé dans l'ironie. Sur Twitter, le président du conseil régional des Hauts-de-Seine se présente comme un justiciable qui pourrait désormais refuser d'être jugé par un membre du Syndicat de la magistrature.





... les plaintes pour les autres

Plus remontée, Nadine Morano a appelé sur Twitter à la dissolution du Syndicat de la magistrature et annoncé sur LCI que l'UMP allait déposer plainte "collectivement". Sans attendre, le député UMP Etienne Blanc a lui indiqué avoir déposé une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation. Il a demandé au juge de faire une perquisition au siège du Syndicat de la magistrature, "en vue d'y saisir tous les documents qui pourraient caractériser une hostilité à [s]on égard".

Par ailleurs, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie-Officiers, et Robert Ménard, ex-président de Reporters sans frontières, ont annoncé leur intention de porter plainte pour injures. "Comme citoyen, je ne peux que m'alarmer à l'idée de pouvoir me retrouver un jour face à un magistrat appartenant à un syndicat qui m'aura donc qualifié de 'con'", selon le second.
"Les personnes qui se trouvent sur ce panneau sont parfaitement fondées à déposer plainte", a affirmé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui a dit regretter "une action malheureuse". Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, y figure également



Nadine Morano a appelé, mercredi 24 avril 2013, à la dissolution du Syndicat de la magistrature et annoncé que l'UMP allait déposer plainte "collectivement".

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