Marine Le Pen en conférence de presse devant un camp de Roms, à Wissous dans l'Essonne, le 25 avril 2013.


Dix-sept minutes et pas une de plus. Jeudi 25 avril, Marine Le Pen a donné une conférence de presse express, à quelques centaines de mètres d'un camp de Roms à Wissous, dans l'Essonne. 
Sans pénétrer à l'intérieur du camp, elle a donné son discours derrière un précaire pupitre, devant une poignée de journalistes invités pour cette opération de communication. Avec des baraquements chancelants et quelques caravanes en arrière plan, la présidente du FN a accusé l'UMP et le PS d'être "co-responsables de l'arrivée massive des Roms en France", en laissant l'Europe "s'élargir sans cesse à de nouveaux pays" et en organisant "l'ouverture totale de nos frontières". Dénonçant une"criminalité insupportable", Marine Le Pen a cité pêle-mêle  "cambriolages", "vols à l'arraché", "dégradation de biens publics et de services publics, notamment ferroviaires" et insinué que les Roms mettaient eux-mêmes le feu à leurs bidonvilles pour être relogés par les pouvoirs publics.
Marine Le Pen devant un camp de Roms à Wissous, dans l'Essonne, le 25 avril 2013.

"Nous devons avoir pour objectif zéro campement de Roms en France" en l'espace de trois mois, un "délai indépassable" selon elle, et procéder au "renvoi de tous les clandestins sans aucune exception", a martelé la présidente du FN. Intrigués, une poignée d'habitants du campement se sont peu à peu approchés. Mais il n'y a pas eu d'échange avec Marine Le Pen, qui a quitté les lieux immédiatement après la fin de son point-presse.