vendredi 19 avril 2013

Après quatre tours de scrutin, pas de président mais un perdant

Un membre du parlement italien vote, au scrutain présidentiel, le 19 avril 2013, à Rome.La gauche italienne se meurt et le pays ne connaît toujours pas son futur président. L'ex-Premier ministre Romano Prodi abandonne, après un quatrième tour de l'élection présidentielle italienne, vendredi 19 avril. La gauche essuie un nouveau cuisant revers après l'échec de son candidat Franco Marini, soutenu en accord avec la droite de SilvioBerlusconi. Choisi le matin par la gauche, majoritaire, Romani Prodi a recueilli seulement 395 voix, très loin des 504 requises (sur 1 007 électeurs). 
"Une autre claque pour le Parti démocrate (PD)", a commenté le Corriere della Sera. Une claque qui a poussé le patron du parti, Pier Luigi Bersani, à annoncer sa démission prochaine. Pour protester contre le choix de Romano Prodi, dont il est la bête noire, leCavaliere avait appelé le centre-droit à ne pas participer au quatrième tour, consigne largement respectée dans son camp. Le patron du PD, principale force de gauche, PierLuigi Bersani, avait opté pour Romano Prodi pour tenter de ressouder son parti, que l'accord avec la droite sur la candidature Marini menaçait de faire éclater. Peine perdue : 101 franc-tireurs (sur 496 électeurs de gauche) n'ont pas respecté la consigne de vote.
Jeudi déjà, certains électeurs s'étaient amusés à voter Sophia Lauren ou Rocco Siffredi. Cette fois, au moins la moitié des transfuges ont voté pour le candidat du Mouvement 5Etoiles (M5S), Stefano Rodotà, un constitutionnaliste de presque 80 ans.Stefano Rodotà a en effet recueilli 213 voix, soit bien plus que les quelque 162 votes émanant des "grillini" (petits grillons) comme sont surnommés les militants du mouvement du trublion Beppe Grillo. "Il n'y a plus de PD. La gauche est détruite", a asséné Maurizio Lupi, du Peuple de la Liberté (PDL) de Silvio Berlusconi.

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