mercredi 6 mars 2013

Le socialiste Jean-Noël Guérini ET CIOT mis en examen pour détournement de fonds publics

Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, lors de son arrivée au tribunal de Marseille, le 5 mars 2013.
Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, lors de son arrivée au tribunal de Marseille, le 5 mars 2013.
(ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)


Il s'estime "présumé coupable". Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a fait savoir, mardi 5 mars en sortant du bureau du juge, avoir été mis en examen à Marseille pour détournement de fonds publics dans une affaire de licenciement. Explications. 

Un licenciement douteux, selon la justice

Le sénateur des Bouches-du-Rhône a été entendu dans la matinée sur les raisons du licenciement d'un de ses anciens collaborateurs, Jean-David Ciot. Ce dernier a passé près de neuf années au cabinet de Jean-Noël Guérini au conseil général, avant d'en être licencié au printemps 2011. Il est, depuis juillet 2011, secrétaire fédéral du PS dans le département. La justice soupçonne une démission arrangée, qui lui aurait permis notamment de se présenter aux élections législatives en juin 2012, à l'issue desquelles il a été élu député d'une circonscription d'Aix-en-Provence.
Jean-Noël Guérini est soupçonné d'avoir détourné les indemnités touchées par Jean-David Ciot. "J'ai expliqué [au juge] qu'il s'agissait d'un licenciement transactionnel", se défend le sénateur, ajoutant avoir "pris cette décision pour être en conformité avec le rapport Richard [diligenté par le PS sur la fédération des Bouches-du-Rhône], car j'avais pris devant la commission Richard l'engagement que le premier secrétaire fédéral ne serait plus un membre de mon cabinet". Pour lui, cette mise en examen démontre que "l'institution judiciaire s'acharne sur les hommes et les femmes politiques".

Guérini, déjà mis en examen en 2011 

C'est la deuxième fois que Jean-Noël Guérini est convoqué devant un juge. En septembre 2011, il a déjà été mis en examen pour prise illégale d'intérêt, trafic d'influence et association de malfaiteurs, dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux.
Dans cet autre dossier, la justice cherche à savoir si le sénateur est intervenu en faveur de son frère, Alexandre Guérini, patron de décharges, dans l'attribution de marchés publics pour le ramassage et le traitement de déchets dans le département. Malgré cela, Jean-Noël Guérini refuse de démissionner de la présidence du conseil général des Bouches-du-Rhône.

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