samedi 23 février 2013

Viande de cheval : le groupe Spanghero abandonne son activité de négoce

L'entreprise Spanghero, située à Castelnaudary (Aude), est accusée d'avoir fait passer de la viande de cheval pour de la viande de bœuf.
L'entreprise Spanghero, située à Castelnaudary (Aude), est accusée d'avoir fait passer de la viande de cheval pour de la viande de bœuf.
(REMY GABALDA / AFP)
Le groupe Spanghero, accusé d'avoir fait passer de la viande de cheval pour de la viande de bœuf, a annoncé vendredi 22 février qu'il abandonnait son activité de négoce. Peu avant, le ministre de l'Agriculture avait indiqué que le groupe restait interdit de pratiquer cette activité car deux lots de viande nécessitaient "des investigations complémentaires".

Spanghero abandonne le négoce

Le ministère de l'Agriculture avait annoncé en début que "les conclusions de l'enquête[sanitaire] conduisent à maintenir la suspension de l'agrément sanitaire" de l'entrpôt de Spanghero. Une mesure temporaire, donc. Pourtant, la société Spanghero a préféré prendre les devants. Soupçonnée dans le scandale de la viande de cheval étiquettée comme du boeuf, elle a annoncé vendredi l'abandon de son activité de négoce.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait confirmé dès lundi "que des estampilles sanitaires [destinées à identifier les carcasses avaient] bien été modifiées." Deux lots complémentaires devaient encore être analysés. Voici le rapport de la Brigade nationale d'enquêtes vétérinaires, rendu public vendredi.

Spanghero veut se recentrer sur "son coeur de métier"

Spanghero va donc se recentrer sur les activités de découpe, de préparation de viande et de fabrication de produits à base de viande, pour lesquelles tous les agréments sanitaires ont été confirmés pour de bon. Ces activités constituent son "coeur de métier", alors que celles d'entreposage de matières premières congelées ne représentent que 2% de son chiffre d'affaires, explique l'entreprise dans un communiqué.
L'entreprise dispose d'un atelier de préparation de viandes et un atelier de transformation. Le rapport de la Brigade vétérinaire n'ont relevé aucune anomalie sur ce site, distinct de 300 mètres de celui dédié à l'entreposage de viande. Le ministère rappelle que ces activités sont totalement distinctes du négoce de viandes. Mais Spanghero devra reconquérir le coeur des consommateurs. "La relance de l'activité est conditionnée au retour rapide des commandes, ce qui peut demander un peu de temps", précise le communiqué.

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