samedi 23 février 2013

"Vaste chasse à l'homme" au Nigeria pour retrouver les otages français

Un gardien montre les portraits des sept Français enlevés au Cameroun et qui se trouveraient au Nigeria, le 21 février 2013, à Yaoundé.
Les forces nigérianes poursuivent, vendredi 22 février, la traque des ravisseurs des sept otages français enlevés au Cameroun mardi. Une "vaste chasse à l'homme" est lancée, a déclaré un porte-parole de la police nigériane, sans donner davantage de précisions sur les opérations en cours.
La famille Moulin-Fournier, kidnappée mardi, est accompagnée d'un oncle et compte quatre enfants âgés de 5 à 12 ans. Expatriée au Cameroun depuis un peu plus d'un an, elle serait désormais détenue par les ravisseurs en deux groupes

A-t-on une idée de l'endroit où se trouvent les otages ? 

Pas vraiment. Depuis jeudi, les forces nigérianes concentrent leurs recherches dans dans le nord-est du Nigeria, frontalier avec le Cameroun. Mais les otages n'ont pas encore été localisés, a souligné une source sécuritaire nigériane.
La priorité est "d'abord d'identifier la place exacte où les otages seraient retenus" avant d'envisager "comment nous pourrions les faire libérer dans les meilleures conditions", avait déclaré jeudi le président français, François Hollande.

Quelles sont les actions menées par la France ? 

Des gendarmes et militaires français sont arrivés mardi au Cameroun pour aider à l'enquête, "en accord et en étroite coordination avec la police camerounaise", selon le ministère français de la Défense.

Et par le Cameroun ? 

La police camerounaise mène des actions de ratissage dans les quartiers où des contrôles de motos sont effectués. Des mesures de sécurité ont été renforcée, en particulier à Maroua et notamment dans des lieux fréquentés par les Français. Et des soldats du très redouté Bataillon d'Intervention rapide (BIR), unité d'élite de l'armée camerounaise serait sur place, selon le quotidien privé Mutations.

Quelle est la situation pour les expatriés ?

Les expatriés, notamment français, ont commencé à quitter l'extrême-nord du Cameroun classée désormais "zone rouge". "Des coopérants et agents d'ONG internationales sont en train de quitter la ville [de Maroua, principale ville de l'extrême nord]", a confirmé un chercheur français établi dans la ville depuis environ vingt ans, Henry Tourneux.
Le ministère français des Affaires étrangères français a appelé "les ressortissants français qui se trouveraient actuellement dans l'extrême nord du Cameroun" à "impérativement se mettre en lieu sûr et quitter la zone au plus vite".

Aucun commentaire: