mercredi 20 février 2013

#tunisie Le premier ministre tunisien, Hamad Jebali, démissionne

A la suite de son échec à former un gouvernement de technocrates, le premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a remis sa démission, mardi 19 février.

Le premier ministre tunisien, Hamad Jebali, a annoncé sa démission, mardi 19 février, après l'échec de sa tentative de former un gouvernement apolitique. "J'ai promis et assuré qu'en cas d'échec de mon initiative je démissionnerais de la présidence du gouvernement et c'est ce que je viens de faire", a-t-il dit, dans une déclaration retransmise en direct à la télévision à l'issue d'une entrevue avec le chef de l'Etat, Moncef Marzouki.

Hamadi Jebali avait reconnu lundi que les principaux partis politiques tunisiens n'avaient pas réussi à s'accorder sur la formation d'un nouveau gouvernement d'experts indépendants qu'il préconisait après la tourmente provoquée par l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, le 6 février. Pourtant, M. Jebali espérait toujours lundi qu'un compromis passant par "une autre forme de gouvernement" soit possible.
ENNAHDA FAVORABLE À UNE COALITION AVEC LES LAÏCS
Hamadi Jebali a également laissé entendre que les incertitudes sur la date des prochaines élections législatives et l'achèvement des travaux de l'Assemblée constituante avaient contribué à l'échec des négociations. Le parti Ennahda, principale formation politique du pays, dont est issu Hamadi Jebali, a refusé la formation d'un gouvernement d'experts en soulignant qu'il n'avait pas été prélablement consulté par le premier ministre.
Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a déclaré lundi qu'il était essentiel que les islamistes et les partis laïcs partagent le pouvoir aujourd'hui et dans le futur."Tout gouvernement stable en Tunisie a besoin d'une coalition modérée composée d'islamistes et de laïcs", a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'Ennahda pourraitaccepter un compromis sur le contrôle de portefeuilles comme la défense, lesaffaires étrangères, la justice et l'intérieur. 

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