dimanche 24 février 2013

Policiers tués à Paris : les deux suspects mis en examen et écroués

La voiture de police percutée par un 4X4 sur le périphérique près de Porte de la Chapelle à Paris le 21 février 2013.
La voiture de police percutée par un 4X4 sur le périphérique près de Porte de la Chapelle à Paris le 21 février 2013.
(KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Le chauffeur et le passager du 4X4 qui a percuté une voiture de police jeudi sur le périphérique parisien, tuant deux policiers, ont été mis en examen et écroués samedi 23 février, selon une source judiciaire citée par l'AFP. Ils respectivement accusés de meurtre et de complicité de meurtre.
Le parquet de Paris avait ouvert samedi matin une information judiciaire visant le conducteur pour "meurtres aggravés sur fonctionnaire de la police nationale", "tentative de meurtres aggravés", "refus d'obtempérer", "conduite sous l'empire d'un état alcoolique en récidive" et "conduite sans permis en récidive".
Le passager, lui, devrait être poursuivi dans le détail pour "complicité de meurtres aggravés et de tentative de meurtres", de même que la "détention, transport ou usage de stupéfiant" et le "port d'arme de sixième catégorie", en l'occurrence un couteau.

Condamné à huit reprises

Le 4X4 roulait à 150 km/h au moment de la collision survenue jeudi 21 février avant 6h entre les portes de Clignancourt et de La Chapelle. Son conducteur a été contrôlé avec 1,4 gramme d'alcool par litre de sang soit près de trois fois la limite légale et "en défaut de permis". Il a déjà été condamné à huit reprises, dont cinq fois pour des délits routiers (conduite sans permis et en état d'alcoolémie) et a effectué deux séjours en prison.
Un troisième policier se trouve toujours samedi entre la vie et la mort, dans un état qui restait critique malgré une légère amélioration, selon une source proche du dossier.

"Aucune trace de freinage sur les lieux"

Le procureur de Paris, François Molins, avait accusé le chauffard, jeudi, d'avoir"délibérément" percuté la voiture des policiers, "vraisemblablement pour forcer le passage et parvenir à prendre la fuite", soulignant qu'"aucune trace de freinage n'a été décelée sur les lieux".

Aucun commentaire: