samedi 2 février 2013

mais bien sur, nous vous croyons! Hollande : "Je vais au #Mali pour dire à nos soldats tout notre soutien"

François Hollande, le 12 janvier 2013 à l'Elysée.
François Hollande, le 12 janvier 2013 à l'Elysée.
(LIONEL BONAVENTURE / AFP)
A la veille de se rendre au Mali, François Hollande a précisé les enjeux de son déplacement, vendredi 1er février, en marge d'un déplacement à Ermont-Eaubonne (Val-d'Oise). "Je vais au Mali demain pour permettre que les Africains viennent le plus vite possible nous rejoindre et leur dire que nous avons besoin d'eux pour cette force internationale."
François Hollande sera accompagné par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian et le ministre chargé du Développement, Pascal Canfin. Le président de la République doit rencontrer le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, avant de se rendre à Tombouctou, une ville du nord du pays libérée par les forces maliennes et françaises.

Sur le terrain, premières accusations d'atteintes aux droits de l'homme

François Hollande n'a pas choisi le moment ce son déplacement au hasard. Ces derniers jours, les armées française et malienne ont connu une avancée significative dans le nord du pays. Les trois grandes villes de la région, Gao, Tombouctou et Kidal, ont ainsi été reprises aux rebelles.
Mais les premières critiques arrivent. Selon Amnesty International, cette offensive s'est accompagnée de graves atteintes aux droits de l'homme, en particulier de la part de soldats maliens et des islamistes. Dans un rapport publié vendredi (document PDF), l'ONG accuse l'armée malienne d'avoir arrêté et exécuté plus d'une vingtaine de civils dans le nord du pays.
Amnesty réclame par ailleurs une enquête sur un raid aérien qui aurait tué des civils dans le centre du Mali au premier jour de l'intervention française. Le rapport accuse en outre certains groupes islamistes armés d'homocides "arbitraires et délibérés", ainsi que d'avoir recours au recrutement d'enfants soldats. 


Le maire de Gao invite Touareg et Arabes à rentrer

Le maire de Gao, la grande ville du nord du Mali, a voulu temporiser. Il a appelé les minorités arabe et touareg à "rentrer sans aucune crainte". Beaucoup ont fui par craintedes représailles. Ces minorités ethniques sont largement accusées par les communautés noires de la cité d'avoir "collaboré" avec les jihadistes qui ont occupé la ville. Mais le maire a dit qu'il garantissait leur "sécurité".

Aucun commentaire: