lundi 25 juillet 2011

Le docteur David Servan-Schreiber est mort, une leçon de vie, et quelle vie

Le docteur David Servan-Schreiber est mortLe neuropsychiatre, qui luttait contre une grave rechute d'un cancer apparu en 1992, s'est éteint à l'âge de 50 ans. En juin dernier, il racontait son combat au "Nouvel 
David Servan-Schreiber (Olivier Roller)David Servan-Schreiber 
(Dossier "Le Livre testament de David Servan-Schreiber" à lire dans Le Nouvel Observateur, en kiosque le 16 juin 2011)
Le Nouvel Observateur du 16 juin 2011 publie les bonnes feuilles du livre de David Servan-Schreiber "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont). Une défense de son oeuvre scientifique et une conversation avec la mort.
En voici un deuxième extrait :

A la première question soulevée par mon état de santé : "Ma rechute entame-t-elle la crédibilité de la méthode anticancer", je réponds catégoriquement non. D'abord parce que je ne suis pas une expérience scientifique à moi tout seul, je suis un cas clinique parmi d'autres. Les expériences scientifiques brassent les données de milliers, voire de dizaines de milliers de cas cliniques. Les considérations, les recherches, les conclusions, les preuves que j'ai présentées dans "Anticancer" ne sont pas fondées sur mon expérience personnelle mais sur la littérature scientifique. Ensuite parce que tous les traitements, qu'ils soient classiques ou expérimentaux, présentent des taux de réussite et des taux d'échec. Il n'y a pas de "cure miracle" contre le cancer, pas de réussite à 100 %, même en médecine conventionnelle, dont on ne compte plus les prouesses. Il n'existe pas de méthode infaillible, pas de chirurgie ni de chimiothérapie qui réussisse à tous les coups. Pas étonnant donc de constater qu'aucun régime alimentaire, aucun entretien de la condition physique, aucune technique de gestion du stress ne soit à même d'éliminer la possibilité d'une rechute.
En revanche, il existe des moyens pour chacun de maximiser ses défenses naturelles en prenant soin de son état général, physique et mental. On peut mettre tous les atouts dans son jeu. Mais le jeu, lui, n'est jamais gagné d'avance. Que ces méthodes accessibles à chacun renforcent réellement le potentiel naturel d'autodéfense ne fait aucun doute. De nombreuses recherches en ont apporté la preuve de façon indiscutable. Il y a heureusement des médecins et des hôpitaux qui le reconnaissent. Quand les médecins de Cologne ont décidé de m'opérer en urgence, pas une seconde ils ne m'ont dit : "Alors, ça ne marche pas vos brocolis !" Au contraire, ils m'ont assuré : "Si vous faites tout ce que vous décrivez dans votre livre, vous avez toutes les chances de vous en sortir."
J'ai beaucoup apprécié cette attitude. Les patients qui se mobilisent pour renforcer leurs propres défenses ont besoin que leurs efforts soient reconnus comme valides. Au lieu de quoi, on entend trop souvent dire : "Faites ce que vous voulez en complément, ça ne fera ni bien ni mal." Or c'est faux, scientifiquement faux. Tout mon combat est là. Il existe des tas de "choses" que l'on peut faire légitimement en parallèle avec les interventions de la médecine conventionnelle.
Ces "choses" que j'appelle les méthodes anticancer font objectivement beaucoup de bien. Elles contribuent objectivement à l'amélioration du malade, à l'efficacité des traitements, à l'atténuation de leurs effets secondaires, à l'allongement des périodes de rémission et à la diminution des risques de rechute. Il est par exemple parfaitement établi que l'activité physique permet de supporter beaucoup mieux les chimiothérapies. Du coup, les médecins ne sont pas obligés de réduire les doses, ce qui concourt directement à l'efficacité du traitement ! Idem pour la radiothérapie, pour la récupération après la chirurgie. Les méthodes qui permettent de mieux gérer le stress ont pour effet, c'est prouvé, de réduire les nausées […].

Lire l'intégralité du dossier, et des extraits de "On peut se dire au revoir plusieurs fois" (Robert Laffont) dans Le Nouvel Observateur du 16 juin 2011

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